Vanessa Matz engage les entreprises publiques dans une utilisation responsable de l’IA
Ce jeudi, Proximus, la Loterie nationale, bpost et SFPIM s’engagent aux côtés de la ministre de l’Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz, pour une utilisation responsable de l’intelligence artificielle. Ils rejoignent ainsi la Charte portée par la ministre, déjà signée par les 38 administrations et organismes fédéraux en 2025.
Pour la ministre, le développement de l’intelligence artificielle doit aller de pair avec des principes communs qui permettent d’en tirer pleinement parti, sans perdre de vue la confiance, les droits des citoyens et la place de l’humain.
En juillet 2025, la ministre avait réuni 38 administrations fédérales autour d’une vision, celle d’utiliser les possibilités offertes par l’intelligence artificielle, tout en fixant des limites communes pour protéger les citoyens, entreprises et organisations et maintenir la confiance dans les services publics.
Aujourd’hui, la démarche s’ouvre aux entreprises publiques. Proximus, la Loterie nationale, Bpost et SFPIM s’engagent à leur tour à appliquer les principes de la Charte dans le cadre de leurs activités. L’ambition de la ministre est désormais d’élargir progressivement cette dynamique à davantage d’acteurs.
« L’intelligence artificielle peut accélérer un service, aider un collaborateur ou simplifier une démarche. Mais elle ne peut pas devenir une boîte noire face à laquelle le citoyen n’aurait plus de prise. Quand l’IA intervient, chacun doit pouvoir savoir qu’elle est utilisée, comprendre le cadre dans lequel elle l’est et, lorsque c’est nécessaire, retrouver un interlocuteur humain. Avec cette Charte, nous posons un socle commun de principes et de valeurs pour une IA qui se développe de manière responsable, transparente et orientée vers l’humain. Je remercie Proximus, la Loterie nationale, bpost et SFPIM d’être les premières entreprises publiques à rejoindre cette démarche. J’espère que leur engagement ouvrira la voie à beaucoup d’autres », explique Vanessa Matz.
Un même socle de garanties
La Charte prévoit que chacun soit informé lorsqu’il échange avec une intelligence artificielle et puisse, s’il le souhaite, s’adresser à un interlocuteur humain. Pour les systèmes considérés comme à haut risque par la réglementation européenne, un contrôle humain doit également être garanti.
Avant le déploiement d’un nouvel outil, les signataires s’engagent aussi à analyser les risques éthiques, sociaux, juridiques et de sécurité, avec une attention particulière pour les droits fondamentaux. La qualité des données, la formation des travailleurs et l’impact environnemental des systèmes utilisés font également partie du cadre.
L’objectif n’est donc pas de freiner l’usage de l’intelligence artificielle au sein de ces organisations, mais de faire en sorte que son développement s’accompagne de règles communes.
"L'intelligence artificielle représente une opportunité pour renforcer la qualité, l'efficacité et l'accessibilité de nos services. Au sein de Bnode, le groupe dont fait partie Bpost, nous avons choisi d'aborder cette transformation de manière proactive et responsable. Depuis plusieurs années, nous développons un cadre de gouvernance associant des expertises complémentaires issues notamment des équipes Digital, IT, Compliance, Risk et Legal", souligne Frank Croket, Chief Digital Officer de Bnode. "Cette approche a conduit, chez Bpost, à la publication de notre politique relative à l'IA générative en août 2024. Cette politique continue d'être renforcée pour accompagner de nouveaux usages. La signature de cette Charte s'inscrit naturellement dans notre engagement à placer les personnes, la transparence et la responsabilité au cœur de l’utilisation de l’IA dans ses missions de service public."
"Chez Proximus, nous sommes convaincus que l'IA peut renforcer l'innovation et la qualité des services. La puissance de l'IA réside aussi dans la manière dont elle est déployée. Chez Proximus, nous veillons à ce que cela se fasse de manière transparente et durable. C'est une bonne chose que la Ministre Matz ait également pris l'initiative d'une Charte à cet effet." Ben Appel, Chief Corporate Affairs Proximus
"La confiance est au cœur de la mission de la Loterie Nationale. L’intelligence artificielle offre de réelles possibilités pour améliorer nos services, soutenir nos collaborateurs et mieux protéger nos joueurs, à condition que son utilisation reste transparente, sécurisée et placée sous contrôle humain. En rejoignant cette Charte, nous confirmons notre volonté de développer une innovation responsable, pleinement conforme à notre rôle d’entreprise publique", déclare Jannie Haek, administrateur délégué de la Loterie Nationale.