Palais chinois : la ministre Matz confie sa rénovation et son exploitation à l’ASBL “Palais chinois et des pays des routes de la soie”

Ce lundi 14 septembre, la ministre de l’Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz, la Régie des Bâtiments et l’ASBL « Palais chinois et des Pays des Routes de la soie » ont signé la convention de concession domaniale qui confie à l’ASBL la rénovation, la gestion et l’exploitation future du site dans le respect de sa destination d’intérêt public et de sa valeur patrimoniale et culturelle.

Édifié à l’initiative du roi Léopold II, le Palais chinois a été conçu par l’architecte français Alexandre Marcel. Les travaux, entamés en 1903, s’achèvent en 1910 et le bâtiment ouvre ses portes au public en 1913. Il témoigne alors des relations économiques et culturelles entre la Belgique et l’Extrême-Orient, avant de devenir un département des Musées royaux d’Art et d’Histoire.  Son architecture et ses décors, notamment les boiseries sculptées de ses façades réalisées à Shanghai, en font aujourd’hui un ensemble patrimonial remarquable. Le Palais chinois est classé depuis décembre 2019.

Fermé au public depuis 2013 pour des raisons de sécurité, le Palais chinois fait depuis plusieurs années l’objet d’un travail de conservation et de préparation de sa restauration. La Régie des Bâtiments a notamment mené des interventions urgentes sur les toitures, les fenêtres, les évacuations d’eau et plusieurs éléments décoratifs afin de protéger le bâtiment et d’en ralentir la dégradation, tandis que des études sont encore menées pour la suite des rénovations.

En décembre 2024, le précédent gouvernement a approuvé le principe d’un nouveau modèle reposant sur la création d’une ASBL chargée de la rénovation, de la gestion et de l’exploitation du Palais chinois.  

L’ASBL « Palais chinois et des pays des routes de la soie » a été constituée le 21 janvier 2025 et, depuis, travaille avec la Régie des Bâtiments et le bureau Origin afin de préparer les prochaines phases du projet. Les premiers travaux doivent concerner les anciennes écuries, avant la restauration du bâtiment principal. La convention encadre également la future exploitation du site. Selon les termes de la convention, le Palais chinois devra conserver une vocation d’intérêt public, patrimoniale et culturelle. Son ouverture au public est prévue au minimum 200 jours par an, avec l’organisation d’activités culturelles accessibles au plus grand nombre.

« Cette signature marque une étape importante pour un patrimoine exceptionnel qui attend depuis longtemps de retrouver une nouvelle vie. La Régie des Bâtiments a assuré ces dernières années un travail important de sécurisation, de conservation et de préparation de la restauration. Nous confions aujourd’hui à l’ASBL la responsabilité importante de restaurer ce site dans le respect de sa valeur patrimoniale, mais aussi d’en faire à nouveau un lieu vivant et accessible au public. J’ai confiance dans sa capacité à mener cette mission, en collaboration étroite avec la Régie et les différents partenaires du projet », déclare Vanessa Matz.

De son côté, l’ASBL insiste sur le fait que prendre soin du patrimoine renforce la mémoire collective des cultures et des époques, l’identité culturelle, l’émotion esthétique et artistique qui reflète un idéal de beauté et de technique, la durabilité et la transmission des savoir-faire transmis entre générations.

Mais prendre soin du patrimoine n’est pas une affaire de vieux nostalgiques ! Le patrimoine n’est pas figé, il s’agit de l’interpréter, l’adapter, le réinventer sans trahir ses qualités d’origine.