Modernisation de l’administration fédérale : des recrutements plus rapides et une mobilité facilitée entre les administrations
La ministre de l’Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz, a présenté au gouvernement un ensemble de mesures destinées à moderniser la politique de recrutement au sein de l’administration fédérale.
Vanessa Matz : « Moderniser l’administration fédérale, c’est aussi rendre l’administration plus souple et plus attractive pour celles et ceux qui y travaillent ou souhaitent la rejoindre. Avec ces mesures, nous simplifions les procédures, nous permettons de recruter plus rapidement lorsque les besoins sont urgents, et nous facilitons les parcours des agents qui veulent évoluer vers une autre administration. L’objectif est clair : mieux répondre aux besoins des services publics et garantir la bonne personne à la bonne place. »
Pour atteindre ces objectifs, le projet d’arrêté royal validé par le gouvernement ce vendredi introduit plusieurs mesures destinées à moderniser les procédures de recrutement et à rendre la fonction publique fédérale plus attractive, notamment pour les métiers en pénurie.
Réduction de la période de publicité sur travaillerpour.be : les offres d’emploi seront désormais publiées pendant au moins 7 jours sur travaillerpour.be, au lieu de 14 jours actuellement (même si cela peut déjà être réduit à 7 jours). Cette mesure permettra de clôturer plus rapidement les sélections lorsqu’il est nécessaire de recruter du personnel dans des délais courts. Elle pourra par exemple contribuer à accélérer le recrutement de personnel pénitentiaire, alors que de nombreuses prisons font face à une pénurie de personnel.
Fin de l’obligation de publication des offres d’emploi au Moniteur : l’obligation de publier les offres d’emploi pour les fonctions statutaires au Moniteur belge est supprimée. Il s’agit d’une simplification administrative, car dans la pratique, très peu de candidats consultaient ce canal pour rechercher des offres d’emploi.
Faciliter la mobilité des agents : les agents qui le souhaitent pourront plus facilement demander leur mutation vers une autre administration fédérale. Les agents contractuels, qui représentent environ 19 % de l’ensemble des agents fédéraux, pourront se porter candidats dans une autre administration sans devoir recommencer l’ensemble de la procédure de sélection depuis le début. Le personnel judiciaire pourra également rejoindre plus facilement les autres services publics fédéraux.
Formation sur le lieu de travail pour répondre aux besoins des métiers en pénurie : le dispositif de formation sur le lieu de travail, destiné à répondre aux besoins des métiers en pénurie, sera étendu. Il permet à des candidats ne disposant pas encore de l’expérience requise d’acquérir une expérience pratique intensive directement sur le lieu de travail. Les agents des services concernés pourront aussi se porter candidats afin de reconvertir grâce à ce dispositif.
Tolérance zéro face à la violence et à la fraude : l’agression des membres du personnel des services publics est inacceptable et doit toujours faire l’objet de poursuites. Le projet porté par la ministre prévoit la possibilité d’exclure temporairement des futures procédures de sélection les candidats qui se rendent coupables de fraude ou de violences, qu’elles soient verbales ou physiques. Cette mesure envoie un signal clair : ces comportements sont inacceptables et n’ont pas leur place dans les procédures de recrutement de la fonction publique administrative fédérale. Ils sont incompatibles avec les valeurs d’intégrité, de respect et de service de l’intérêt général qui fondent l’action de l’administration fédérale.
Ensemble, ces mesures visent à renforcer l’attractivité de l’État fédéral en tant qu’employeur et aider les administrations à mieux répondre à leurs besoins en personnel. Elles s’inscrivent dans la modernisation plus large de l’administration fédérale portée par la ministre Matz, avec une organisation plus cohérente et une politique du personnel plus moderne.
Le projet d’arrêté royal sera examiné avec les organisations syndicales représentatives avant d’être transmis pour avis au Conseil d’Etat.