La ministre Matz poursuit sa grande réforme de l’administration fédérale : plus de mutualisation et moins de doublons

Le Conseil des ministres a approuvé ce vendredi d'une nouvelle étape de la réforme de l’administration fédérale : la mise en route de l’Agence fédérale digitale

Le rôle de l’Agence fédérale digitale sera d'assurer une meilleure coordination des choix stratégiques en matière numérique au niveau fédéral. Cette coordination portera sur des domaines clés tels que le cloud, la cybersécurité, la stratégie des données, l’intelligence artificielle, les plateformes communes, les composants numériques réutilisables ou encore les environnements de travail numériques.  

L’objectif n’est pas de centraliser l‘ensemble des systèmes numériques de l’État fédéral : chaque administration restera responsable de ses missions et de ses applications métiers. En revanche, les solutions numériques communes devront davantage s’appuyer sur des standards partagés afin de renforcer la sécurité, la cohérence et la réutilisation des services numériques disponibles au sein de l’Etat fédéral.    

L'Agence digitale s’appuiera sur les expertises développées au sein du SPF BOSA, de BELNET, de la Chancellerie et sur les mécanismes de coopération déjà en place.    

L’Agence digitale présente un potentiel d’économies pouvant aller jusqu’à 100 millions d’euros.  

Vanessa Matz, ministre de l’Action et de la Modernisation publiques : «â€¯Toute la réforme de l’administration fédérale repose sur la nécessité de sortir d’une logique de travail en silos. Lorsque plusieurs services ont des besoins numériques similaires la mutualisation devient une évidence.  Cela permet d’éviter les doublons, de renforcer l’expertise publique, de mieux utiliser l’argent public et, au final, d’offrir des services publics plus efficaces. »

Ce dispositif s’inscrit dans la réforme de l’administration fédérale approuvée par le gouvernement le 23 décembre 2025. Il sera mis en œuvre progressivement à partir de cette année.