La Belgique rejoint la Coalition pour les droits et la protection des enfants à l’ère de l’intelligence artificielle
Sous l’impulsion de la ministre fédérale en charge du Numérique Vanessa Matz, la Belgique rejoint la Coalition pour les droits et la protection des enfants à l’ère de l’intelligence artificielle. Réunie à New York à l’occasion de la Semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, la Coalition accueillera officiellement la Belgique ce mardi, représentée par l’ambassadrice Sophie De Smedt.
Selon une analyse de l’UNICEF menée dans dix pays, un enfant sur dix parmi les 12-17 ans utilisant Internet déclare recourir à l’intelligence artificielle pour demander conseil sur des sujets qui le préoccupent. Si ces outils peuvent soutenir l’apprentissage et la créativité, ils soulèvent aussi des risques pour les plus jeunes, notamment de dépendance affective ou de détournements de leurs images (deepfakes).
Portée à l’initiative de la France, de l’Espagne, du Kenya et de l’Australie, la Coalition vise à renforcer la protection des droits, de la sécurité et du bien-être des enfants face au développement et à l’utilisation de l’IA. Elle part du constat que, si l’IA ouvre de nouvelles perspectives, son développement doit aller de pair avec une protection effective des droits des enfants et une prise en compte de leur intérêt supérieur. La Coalition rassemble des États et des organisations internationales et bénéficie notamment du soutien de l’UNICEF, du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et de l’UNESCO.
Par son adhésion, la Belgique entend participer activement aux travaux de la Coalition, notamment en partageant son expérience et ses bonnes pratiques, en renforçant la coopération entre les différents acteurs et en veillant à la prise en compte de la parole, des droits et de l’intérêt supérieur des enfants dans la conception, le déploiement et la gouvernance des systèmes d’intelligence artificielle.
« L’intelligence artificielle offre des possibilités considérables, mais son développement doit aller de pair avec une attention particulière portée aux enfants, en raison de leur vulnérabilité particulière. Nous devons veiller à ce que l’IA soit développée et utilisées dans le respect de leurs droits et de leur intérêt supérieur, tout en leur permettant d’en tirer pleinement les bénéfices. À nous de faire en sorte que l’innovation protège les enfants serve leur avenir », souligne la ministre Vanessa Matz.
Cette adhésion s’inscrit dans l’engagement de Vanessa Matz en faveur d’une transformation numérique inclusive et d’une intelligence artificielle au service de la société.